Les signes d’une fatigue surrénalienne
- Fatigue chronique qui ne cède pas malgré le repos et qui s’inscrit dans la durée
- Coup de pompe après les repas
- Troubles du sommeil
- Incapacité à résister au stress
- Sensation de vide et de ne pas avoir toute son énergie
- Difficultés à récupérer suite à une activité physique
- Douleurs musculaires persistantes malgré des entraînements modérés et réguliers
Qu’est-ce que la fatigue surrénalienne ? Les origines d'une fatigue chronique.
Les glandes surrénales situées au-dessus des reins sont responsables de la synthèse des hormones dites « du stress », que sont l’adrénaline et le cortisol, mais également des précurseurs des hormones sexuelles que sont l’aldostérone et la DHEA. Un dysfonctionnement des glandes surrénales entraîne une baisse d’énergie et favorise un contexte inflammatoire. En d’autres termes, sans ces hormones surrénaliennes, nous ne pouvons faire face au quotidien : on est trop épuisé, on a trop d’inflammation. De plus, une altération des surrénales va entraîner un déséquilibre hormonal, car la médullo-surrénale est responsable de la synthèse de la DHEA, hormone précurseur des hormones sexuelles comme la testostérone, les œstrogènes et la progestérone.
Il est intéressant de noter qu’en médecine traditionnelle chinoise, le rein est le siège de l’énergie vitale ou QI. Pour comprendre, voici quelques précisions sur les hormones du stress. Tout d’abord, l’adrénaline est le véritable et principal acteur de la réaction de stress dans notre corps. Son rôle est de mettre l’organisme en condition pour répondre à une situation d’urgence en augmentant, entre autres, la glycémie et la tension artérielle afin d’accroître notre vigilance. Parallèlement, on observe une augmentation du cortisol, l’hormone de l’adaptation au stress. Cette dernière va nous aider à faire face à la situation en permettant notamment de réduire l’inflammation chronique et de maintenir une bonne immunité.
Dans un contexte d’effondrement comme le burn-out, où le taux de cortisol est affecté, on peut observer la présence d’une grande lassitude ainsi qu’une mauvaise immunité. En réalité, nous ne sommes pas faits pour vivre des stress chroniques. Notre système physiologique de réponse au stress est là pour s’activer suite à un danger imminent, occasionnel et généralement de courte durée. Pour un fonctionnement optimal, les surrénales doivent alterner entre des phases de repos majoritaires et des phases de stress occasionnelles.
Malheureusement, notre vie quotidienne impose trop souvent un fonctionnement inverse à nos glandes surrénales, avec l’accumulation au fur et à mesure des années de stress chronique, de surmenage, de travail excessif, de contraintes de temps, de stimulants excessifs (café, sucre), de chocs émotionnels, de surconsommation de glucides raffinés, de carences nutritionnelles et de déséquilibre de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS). Nous nous sentons trop souvent surchargés par nos tâches et en insécurité. Face à la sur-sollicitation chronique, le système s’épuise et la réponse adaptative de notre organisme au stress finit par s’amenuiser petit à petit.
L’impact de cette fatigue surrénalienne sur l’organisme ne se limite pas à un simple état de faiblesse ou de difficulté à se lever le matin. Elle peut entraîner des étourdissements, une hypersensibilité au stress, des difficultés de concentration, une perte de motivation, une prise de poids, une résistance à l’insuline, une baisse du cortisol, des troubles digestifs, une hypoglycémie réactionnelle, une sensibilité aux infections, des problèmes de thyroïde, des douleurs articulaires, ainsi qu’une nervosité, une anxiété et même une dépression.
Une prise en charge adaptée, incluant un mode de vie plus équilibré, une réduction du stress et un soutien nutritionnel et émotionnel, est essentielle pour retrouver un bon niveau d’énergie et éviter une aggravation des symptômes de la fatigue surrénalienne.